Roxane Cassehgari: membre de la Aryeh Neier, pour les Droits Internationaux de l’Homme.

Roxane Cassehgari, qui a bénéficié de la bourse de la Fondation Jérôme Lohez 9/11 en 2012, a été nommée membre de la Aryeh NeierOpen Society Justice Initiative, OSJI, un programme de la Open Society Foundations, OSF. Ce notable programme de deux ans dispense une expérience professionnelle qui permet aux jeunes avocats d’étendre leurs capacités et de travailler à l’international en matière de droits de l’homme.

Roxane_Cassehgari2016Roxane vit actuellement à New York où elle travaille aux côtés d’une équipe oeuvrant pour la justice envers les victimes d’actes criminels, en matière de violations des droits de l’homme.

“OSJI est l’un des rares organismes où une équipe d’avocats spécialisés convergent leur travail sur un large éventail de cas portants sur les droits de l’homme tels que la justice à l’échelle internationale sur les atrocités de masse perpétrées, la discrimination ethnique et le contre-terrorisme”, dit Roxane. “Travailler sur de tels sujets tout en bénéficiant de conseils d’avocats avisés est une grande opportunité”. Les avocats de l’OSJI participent à la défense d’intérêts, portant les affaires devant des tribunaux internationaux et nationaux, devant les organismes de traité des Nations Unies et des tribunaux locaux des droits de l’homme. Ces avocats travaillent également auprès de sociétés civiles afin de les autoriser à exiger que les droits de l’homme soient respectés.

C’est en particulier les questions relatives aux migrants auxquelles Roxane s’intéresse et plus précisément celles relatives aux migrants affectés par les crises diverses comme celles que peuvent connaître l’Europe, l’Amérique Centrale ou la région du Pacifique (notamment la Malaisie). La passion de Roxanne pour ce travail prend sa source dans l’histoire de sa propre famille – ses parents ont tous les deux, alors étudiants, immigrés en France, à la recherche d’un meilleur avenir. Son père immigra d’Iran peu après la révolution Islamique, quant à sa mère, elle quitta la Colombie, un pays où régnait la violence.

Par chance, comme le fait remarquer Roxane, l’histoire de chacun de ses parents ne fut pas aussi atroce que le sont les conditions que connaissent les migrants qui essaient de fuir les conflits actuels. Cependant, son histoire familiale et les crises actuelles, l’ont inspirée pour donner naissance à un projet autour de la question des migrants, au sein de l’OSJI.

“Grâce aux conseils reçus de la part des avocats et à mon expérience issue des divers projets d’équipe”, dit-elle, “je pense que je serai capable de façonner une carrière pour moi, qui oscillera autour de la cause des migrants, et qui, espérons, établira une stratégie de défense des intérêts incluant tous les outils en terme de loi que j’ai appris au cours de ma carrière: loi en terme des droits internationaux de l’homme, justice criminelle internationale et également justice transitoire. ”

Avoir l’opportunité de travailler avec divers pays est une expérience que Roxane est impatiente de connaître.

“Je suis très enthousiaste à l’idée d’avoir l’opportunité de travailler directement avec des organisations de sociétés civiles et de recevoir leur retour sur des situations complexes relatives au combat pour les droits de l’homme sur le terrain” affirme Roxane. “J’espère pouvoir m’immerger dans quelques contextes propres au pays, notamment dans des pays hispanophones ou francophones, afin de mettre en pratique mes compétences linguistiques et, afin de comprendre pleinement les complexités propres à chaque situation. Chaque pays est différent, et pourtant, chacun peut apprendre des expériences de l’autre.”

Durant son programme de deux ans à l’OSJI, Roxane travaillera tour à tour avec des équipes différentes. Elle envisage, comme faisant partie de son projet professionnel en tant que membre OSJI, de voyager à travers le monde et précise qu’il y a des chances pour qu’elle se rende à La Haye, notamment dans le cadre de rencontres professionnelles, ‘meetings’, en relation avec la Cour Criminelle Internationale.

Etre membre de l’OSJI permettra également à Roxane de se concentrer sur l’une de ses priorités: être une diplômée à part entière en anglais, espagnol et français. Elle souhaite travailler sur les questions relatives à différents pays, acquérant ainsi la connaissance qui lui sera utile dans divers contextes. Elle espère aussi rédiger des blogs et des articles et participer à des publications au bénéfice de l’Open Society Foundations

Au cours de sa carrière en tant qu’avocate internationale, Roxane espère développer des partenariats avec des organisations locales afin de les aider à prendre possession de la loi en terme de droits internationaux de l’homme et en terme de loi criminelle afin que ces organisations puissent exposer ces problèmes dans leur pays respectif.

“Je crois dans le renforcement du rôle des sociétés civiles. Je ne prétends pas refaire le monde. En revanche, ce que je veux davantage est d’écouter ce que les gens qui sont sur le terrain ont à dire”, dit-elle.

Roxane est diplômée de l’Université de Cambridge et de l’Université Panthéon-Assas Paris II, où elle a obtenu un Master en Droit et un Certificat en Droit International. Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Roxane a travaillé en tant que stagiaire pour l’Organisation Internationale de la Migration, International Organization for Migration, à Bogotá. Trois mois plus tard, elle fut missionnée par l’organisation afin de soutenir l’opération humanitaire suite au tremblement de terre en Haïti, ‘earthquake relief operation’. Ses principales responsabilités consistaient à fournir de l’aide aux victimes, populations ayant été déplacées, les plus vulnérables : femmes, enfants, personnes âgées, handicapés.

Cette expérience lui a permis d’apprendre le fonctionnement d’une mission de maintien de paix des Nations Unies et comment une information clé est transmise du lieu du sinistre jusqu’aux hauts-décideurs afin d’aider à améliorer la solution sur place.

Roxane a étudié les droits de l’homme à l’Université de Columbia et a obtenu son Master en Droit à la faculté de droit de Columbia, Columbia Law School, en 2013.

Stephanie Mannino, Tranquility49 PR

Traduit par Marjorie Maman